Quand je ne suis qu’un journal…

Quand mes 5 sens d’amitié perdent tout espoir à part celui de te voir écrire en moi tes problèmes, tes peines… tes joies et tes désirs.
Quand sur mes pages tu as versé une goutte d’eau, un brin de chagrin… en repansant ta vie, en repensant tes choix.
Quand sur mes lignes j’ai vu défiler, du haut de tes 22 ans, tous tes instants.
Quand sur ma confiance tu as compté, sur ma discrétion, ma sécurité.
Quand parfois en t’énervant, de ton crayon ma feuille tu as percé… en espérant panser ton cœur de cette pointe lancinante qui l’avait percé.
Quand je ne suis que ton journal, et que plus qu’un instant d’écriture je ne peux te procurer… une oreille « sourde », quand même attentive… je t’écoute et t’écouterai pour toujours… mais pardonne-moi d’avance si je ne pourrai te conseiller.

En premier tes messages je continuerai à lire… sans pour autant finir par t’écrire.
Quelque peu occupé je suis, à voir tant d’autres crayons dessiner sur mes pages des maux, en provenance de tant d’autres maisons.
De l’empathie je ne pourrai point te montrer, encore moins de l’émotion… pour que la piste ne soit point « brouillée ». Je t’aime, c’est vrai… mais ne le dirai jamais. Aie confiance, et continue à m’écrire !

Toi aussi devant moi tu ne peux qu’être un livre ouvert, de dernière tendance ou poussiéreux… telle que tu es je t’accepterai.
Ton ami silencieux, mais ton ami quand même…

[...] Si seulement tu m’accordais la permission de trahir rien qu’une fois ma mission… de lui révéler ces maux que tu m’écris, et ceux qui dans ton cœur tu te réserves… car les mots, eux, finissent par te trahir. Mais je suis ton journal, je ne peux pas le faire !

Si seulement je pouvais te manquer comme lui te manque déjà 7 mois…
Si seulement je pouvais de mon cœur déchirer ces dernières pages que tu as écrites, et en 2008-2009 te projeter… Mais non ! Je ne suis qu’un journal… Réjouis-toi, la prochaine page sera rose !

Continue alors de prier comme tu n’as jamais prié… pour que ton amour faible fragile se meurt à lui dans sa jeunesse, en se donnant pour ceux qu’il aime… si telle est la volonté de l’Amour… en qui à jamais tu espères te voir fondre.

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